Poules, œufs, lapins et cloches… Pâques et ses traditions chocolatées éveillent chaque année la créativité des pâtissiers et chocolatiers, au plus grand bonheur des gourmands. Voici donc les créations pâtissières qui nous ont fait craquer. De l’art à croquer ou de quoi complétement fondre pour le chocolat !

 

Alain Ducasse

Manufacture de chocolat Alain Ducasse
18 € l’œuf de 150 g, 45 € l’œuf de 400 g
Œuf tourné et sculpté en chocolat noir et lait, signé Pierre Tachon pour la Manufacture de chocolat. Existe en deux dimensions et en format cloche.
www.lechocolat-alainducasse.com

 

Patrice Chapon

Patrice Chapon – Œuf expressif
Coffret 20 œufs expression,Chapon, 30 €.
Coffret d’humeur chez Patrice Chapon à travers une collection de petits œufs en chocolat blanc aux expressions différentes.
www.chocolat-chapon.com

 

Cyril Ligniac

La pâtisserie Cyril Lignac – Basse-cour décalée
Œuf cocotte, Cyril Lignac, 35 €.
Réinterprétation de la sortie de la basse-cour, aux allures de bêtes en pâte à modeler, chez Cyril Lignac grâce au talent de Benoit Couvrand qui cache des fritures croquantes.
http://www.lapatisseriecyrillignac.com/

 

Mère poule

La mère de famille – Mère poule
Hélène la mère poule, A la mère de famille, 79 €.
Sous ses ailes, la mère poule garnie d’œufs et de fritures veille sur quatre poussins en chocolat, à croquer.
www.lameredefamille.com

 

Thoumieux

Thoumieux – Œuf gâteau
Thoumieux, 39 € à commander sur contact@gateauxthoumieux.com
Chez Thoumieux, des couvre chefs gourmands coiffent avec élégance de sublimes œufs en chocolat noir Valrhona, garnis de friture en chocolat noir et de pralinés amandes noisettes.
La Durée

La durée – Œuf royal
Œuf impérial, Les marquis Ladurée, à partir de 175 €.
C’est l’heure du couronnement chez le marquis de Ladurée qui coiffe son œuf, paré de ses plus beaux atours et garni de bonbons noirs et lait, d’une magnifique couronne en chocolat.
http://marquis.laduree.com

 

Marcolini

Pierre Marcolini – Lapin cœur
Lapin coeur, Marcolini, 125 €
Un lapin de pâques avec un air de bonhomme de neige, il fallait oser, Charles Kaisin pour Marcolini, s’y est risqué et avec ses oreilles en forme cœur, il est à croquer !
http://www.marcolini.com/

 

Les fées pâtissières

Les fées pâtissières – Œuf dentelle
Eddie et la chocolaterie, les fées pâtissières, 95 € l’œuf d’un kilo
Sous une dentelle de chocolat, une serrure ouvre un mystérieux œuf d’or qui dissimule des petits œufs, des mini tablettes et fritures. Et comme Willy Wonka dans ses tablettes chocolatées, les fées pâtissières y ont caché un bon gagnant. A gagner ? Un bon qui ouvre les portes d’entrée de la pâtisserie.
www.lesfeespatissieres.com

 

Arnaud Delmontel
Arnaud Delmontel – Pascal l’agneau
Pascal l’agneau, Arnaud Delmontel, 35 €
Réinterprétation des classiques chez Arnaud Delmontel qui propose un agneau facétieux garni d’une friture au chocolat noir, lait ou blanc, sur un carré de verdure en pâte d’amande.
www.arnaud-delmontel.com

 

 

Hermé

Pierre Hermé
Edition limitée Pierre Hermé, 875 g, édition limitée, 210 €.
Inspiré de l’oeuvre de Beat Zoderer Pierre Hermé a créé une coque d’œuf en chocolat noir Pure Origine Brésil, qu’il habille de rubans multicolores de chocolat posé sur un socle composé d’un tiroir secret garni de bonbons chocolat.
http://www.pierreherme.com/

 

Le Burgundy
Le Burgundy
Potager, 34 € (disponible du 14 au 22 avril, sur commande).
Stéphane Tranchet, le chef pâtissier de l’hôtel Le Burgundy Paris a imaginé un carré champêtre comme une tablette de chocolat au lait avec une famille lapin en chocolat noir pulvérisé de chocolat blanc garnis de perles croustillantes ou de pralinés.
www.leburgundy.com

 

 

Deneuville

Chocolat Deneuville

Œuf dentelle de Neuville, disponible au chocolat noir ou lait, 150g et 230 g, à partir de 31,40 €. Chez De Neuville, l’œuf semble être tricoté par une poule dotée d’un certain don artistique
http://www.chocolat-deneuville.com/

 

Fauchon

Fauchon
Édition limitée, 35 € l’œuf de 200g et 795 € l’œuf de 8 kg.
« Œuf Paon » inspiré des toiles du Douanier Rousseau, en chocolat noir 70% de cacao du Vénézuela.
www.fauchon.com

Dans le Dictionnaire des idées reçues, Flaubert décrit le restaurant comme le lieu où  l’on doit toujours y demander les mets qu’on ne mange pas habituellement chez soi. Et il ajoute : quand on est embarrassé, il suffit de choisir les plats que l’on sert aux voisins.

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Au XVIè siècle, le mot restaurant (du latin restaurans) signifiait un aliment reconstituant ; un siècle plus tard on parlait de bouillons reconstituants. Ces bouillons roboratifs étaient issus de la longue cuisson de plusieurs viandes et visaient les individus à la « poitrine faible » ; la digestion (associée à la circulation et à la respiration) étant alors considérée dans la pensée médicale comme essentielle à l’équilibre du corps. Il s’agissait donc de restaurer une santé délicate. Au XVIIè il s’agit alors d’un lieu spécialisé dans la confection et la vente de restaurans. Le terme Français « restaurant » est devenu universel ; en cyrillique il s’écrit PECTOPAH, facile à déchiffrer si l’on sait que, en Russe le P = R, C=S.

C’est après la Révolution que se multiplient les restaurants comme lieux publics. Brillat-Savarin y voit une des conséquences de cette période troublée où les cuisiniers des riches, au chômage à cause de l’émigration des aristocrates, s’ouvrent à un public urbain plus large, en vendant leurs compétences dans des lieux ouverts. Si, voyageurs et touristes trouvaient jusqu’alors à se restaurer dans les auberges ou les tavernes, c’était autour d’une table commune : la table d’hôte. Ce qui est nouveau c’est non seulement l’ouverture du lieu sur l’espace urbain (n’importe qui peut entrer et consommer pourvu qu’il paie) mais aussi le traitement individualisé du consommateur : il s’installe à sa table, seul ou en compagnie ; on lui apporte des portions individuelles après qu’il eut choisi parmi une liste de plats variés. La tentation du choix participe de l’attrait de la chose.

En 2010, les Français adultes ont pris 145 fois des repas en dehors de chez eux (restauration commerciale et collective), soit l’équivalent de trois fois par semaine.

Le secteur de la restauration représente 700 000 actifs en France, générant un chiffre d’affaires annuel de 50 milliards. Cela permet de comprendre que les pratiques alimentaires débordent largement le chez soi et la sphère familiale : elles engagent un univers professionnel tout entier où l’économique aujourd’hui semble prédominant. En France, on compte environ 200 000 restaurants toutes catégories confondues, dont 30 000 dans la capitale.

Bien d’autres dimensions s’y manifestent ; qu’il soit de rue ou d’entreprise, le restaurant est un espace de sociabilité festive ou quotidienne ; il est avant tout un lieu de saveurs qui permet de diffuser plats et goûts nouveaux. L’histoire coloniale de la France, au début du XXè siècle, fait de ces lieux de convivialité, des endroits refuges d’identités. La popularisation du couscous devra beaucoup à ces immigrés coloniaux qui viendront en métropole.

La multiplication des restaurants « ethniques » dans les villes a permis la familiarisation avec des goûts exotiques. Mais ces lieux sont aussi des espaces d’invention, d’innovation, d’expérimentation que leur concurrence et la tradition liée à  la cuisine Française exacerbent.

Du restaurant gastronomique aux Restos du cœur, on fait le grand écart. Et pourtant de nombreux exemples montrent heureusement, qu’il existe des entreprises sociales et  pédagogiques qui réunissent Gastronomie et Humanité, une spécificité pas seulement Française.

 

Ethnologie Française, Janvier 2014/1 Restaurants en ville, PUF

 

Pâques arrive à grands pas. Qui dit Pâques dit œufs de Pâques alors, il est temps de mettre les œufs à l’honneur. Et croyez-nous, ils n’ont pas fini de vous étonner !

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Vous avez ce doux souvenir des mouillettes beurrées que l’on plongeait dans nos œufs à la coque lorsque nous étions enfants, le jaune débordait, la mouillette disparaissait…
L’œuf, on l’aime sous toutes ses forme : Œuf à la coque, poché, mollet, au plat, brouillé, cocotte, dur ou omelette, il y a de quoi faire recette ! Ingrédient indispensable pour nos mousses, glaces ou gâteaux, l’œuf a encore de belles recettes devant lui.

Nos inconditionnels monomaniaques s’y sont mis, nous ouvrant les portes d’adresses 100% à la coque. Enquête au cœur de cette tendance autour de l’œuf.

A vos mouillettes !

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- Eggs & Co:

http://www.eggsandco.fr/

Eggs & Co c’est une véritable ambiance de poulailler avec poutres apparentes, grenier à foin et coussins dodus. Une ambiance tellement cosy qu’on y ferait bien son nid.
On y trouve l’œuf décliné sous toutes ses formes : cocotte, brouillé, en omelette, à la coque, bénédicte, à la florentine… A agrémenter d’ingrédients triés sur le volet comme de la truffe, du beaufort, des pointes d’asperges, du foie gras, saumon ou même de la lavande.

11 Rue Bernard Palissy, 75006 Paris

 

http://www.a500m.com/eggs-and-co

Eggs & Co : http://www.a500m.com/eggs-and-co

- Oh My Coque

http://www.ohmycoque.fr/

Ici l’oeuf est vraiment roi ! Œuf à la coque, œuf au plat ou omelette… Vous trouverez assurément votre bonheur. Et afin de chouchouter ses clients, « Oh my coque ! » ne cuisine que des œufs biologiques.

21 Rue le Peletier, 75009 Paris

 

http://www.a500m.com/eggs-and-co

Oh my Coque : http://www.a500m.com/eggs-and-co

Et aussi…

- On peut déguster l’œuf version sandwich façon tortilla CheZ Aline.
85 Rue de la Roquette, 75011 Paris

Sandwich Tortilla CheZ aline: http://www.timeout.fr/paris/restaurant/oeuf

- Pour déguster une omelette gourmande et originale préparée à la mode d’Osaka, rendez-vous chez Happa Tei.
64 Rue Sainte-Anne, 75002 Paris

Omelette Tappa Tei: http://www.timeout.fr/paris/restaurant/oeuf

- La cuisson de l’œuf est très précise alors dans les restaurants parisiens, on y porte une très grande attention.C’est le cas de l’œuf à 60 degrés du Pantruche (3 Rue Victor Massé, 75009 Paris) ou avec l’œuf parfait de chez Pirouette (5 Rue Mondétour, 75001 Paris).

l’œuf à 60 degrés du Pantruche : http://www.timeout.fr/paris/restaurant/oeuf

- On ne plaisante pas avec L’Association de sauvegarde de l’œuf mayo (ASOM)  qui récompense chaque année le meilleur œuf mayo. Cette année, vous trouverez le lauréat à l’Auberge D’chez eux: http://www.chezeux.com/

2 Avenue Lowendal, 75007 Paris

Oeufs Mayo, l’Auberge D’chez eux : http://www.chezeux.com/blog/et-le-prix-a-s-o-m-2013-du-meilleur-oeuf-mayo-est-attribue-a/

 

- A l’Experimental Cocktail Club, on peut trinquer avec des cocktails à base de blanc d’œuf comme le Gorille dans l’agrume (whisky, marmelade d’agrumes, citrons pressés, blanc d’œuf et zeste d’orange flambé)
37 Rue Saint-Sauveur, 75002 Paris

 

Oui, je suis une gourmande à la fois affirmée et raffinée ! Oui, à grands coups de risottos, cabillauds rôtis et tartes au citron meringuée, j’ai fait saliver mes amis, succomber chéri-chéri, rêver mes parents et gargouiller mes enfants ! Ma cuisine m’a valu le titre tant convoité de « Reine de la popote » !

Mais, l’enfant qui sommeille en moi trépigne de délice à la simple évocation d’un plat de pâtes au jambon ou d’une purée maison. Que celui qui ne craque jamais pour un plat furieusement régressif lève la main ! Ni une, ni deux, j’ai décidé de faire un caprice et d’assouvir mes envies irrépressibles de saveurs d’enfance. Direction L’atelier des Chefs pour revisiter un plat de coquillettes au jambon en version gastronomique. Cap ou pas Cap ?

Coquillettes

Cartable sur le dos et gourmandise aux lèvres, j’infiltre un cours L’En-Cas Aoste. Au menu du jour, un plat de coquillettes façon risotto à l’huile de truffe, jambon cru et noix, en 30 minutes top chrono !

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Les règles du jeu sont simples : On cisèle, on taille, on nacre, on mouille, on mélange… et, tadam ! Comme par magie, on transforme nos jambons-coquillettes en plat gastronomique. Pas de poudre de perlinpimpim mais des secrets de Chefs qu’on se murmure doucement à l’oreille entre 2 actions. Ajoutez à cela de bons produits tels que le jambon cru Aoste, et voilà comment j’apprends à révolutionner une recette du quotidien !

Et ce cours, c’est une vraie récréation ! Certes, les gestes sont précis, ordonnés et on écoute avec sagesse et avidité les paroles du maître ! Mais apprendre en s’amusant, c’est mieux. Je fais connaissance avec ma voisine de droite, je taquine l’homme d’affaire en face de moi, je chipe une lanière de jambon cru sur la table d’à côté ; pardon, mais c’est trop bon ! Des rires, de la bonne humeur, des confidences, voici un déjeuner digne des « popotes entre potes ». Oui mais là, cerise sur le coquillotto, on ressort avec la maîtrise d’un grand Chef.

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Mon plaisir ne s’arrête pas là ! Rappelez-vous votre joie chaque fois que l’on vous a donné un cadeau à déballer. Et bien là, on repart les bras chargés de cadeaux. Aoste m’a offert de la gourmandise, de savoureuses histoires et un bonheur simple comme un rire d’enfant.

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C’est du gâteau ! ce qui signifie quelque chose d’agréable, de facile. Cet aspect positif et plaisant définit les qualités de la pâtisserie.

C'est du gâteau !

Le XVIIIème siècle voit se succéder nombre de pâtissiers célèbres en France comme Lebeau ou Gouffé. Mais le roi des pâtissiers, le « Palladio de la cuisine » reste Antonin Carême (1783-1833), connu pour ses pièces montées, mais aussi pour ses services dans différentes cours européennes et russes et ses nombreux ouvrages ; il avait rangé la pâtisserie comme la branche principale de l’Architecture, aux côtés  des autres Beaux Arts : Peinture, Musique, Sculpture et Poésie. Son traité Le pâtissier pittoresque explique comment – à partir de technique comme le pastillage, on peut traiter le sucre filé et construire des gâteaux architecturés (pyramides, ruines de mosquées, pavillons chinois…)

 

De tout temps les gâteaux ont été associés à l’exceptionnel : que ce soit pour un festin royal, pour un repas (le Dimanche), pour une célébration religieuse (mariage, communion…) ou laïque (anniversaire de naissance depuis l’enfance, parcours de la vie d’adulte…). Ils placent au centre de la cérémonie l’individu célébré ; ils sont donc liés à l’identité et synonymes de réjouissance et de plaisir. Objets éphémères pour moments d’exception, ils manifestent des savoir-faire sophistiqués composés à partir de produits souvent rares à l’époque comme le sucre et le chocolat.

Ils rythment le parcours du temps et sont devenus de véritables « horloges sociales » : bûche de Noël, crêpes de la Chandeleur, pain d’épices de la Saint Nicolas, beignets de Mardi gras ou galette des rois, tous rythment des moments positifs de l’année, reconnus collectivement au sein d’une même culture.

 

En ce qui concerne le gâteau d’anniversaire, son caractère festif est accentué par le fait qu’il fait l’objet de règles précises : il est accompagné d’un arsenal de décorations (ballons, bougies, bonbons, figurines), de chants et d’applaudissements, et il doit être découpé solennellement et partagé entre tous. (On comprend alors l’expression Avoir sa part de gâteau, c’est-à-dire tirer profit avantageusement). Il est ainsi devenu l’objet de rituels incontournables dans les cultures enfantines occidentales. Cette montée en puissance a été confortée par l’industrialisation des produits alimentaires et par la promotion commerciale, proposant des éléments de décoration, du matériel professionnel ainsi que tous les objets d’accompagnement de la fête. Ceux-ci puisent dans le monde imaginaire enfantin selon les pays (le Teddy Bear américain, la maison en pain d’épice de Hansel et Gretel des contes de Grimm, les personnages de Disney et autres Goldorak etc.). Le gâteau d’anniversaire est progressivement sorti du domaine artisanal et familial pour grossir la scène industrielle et mondiale, alimentant des concours, des catalogues, des ouvrages spécialisés et des écoles de pâtisserie  comme le Sugar Craft Movement.

 

Les produits de pâtisserie explosent aujourd’hui, objets d’innovations gustatives et esthétiques, ils servent à leurs auteurs d’éléments de distinction. L’extraordinaire explosion des macarons – revisités par Pierre Hermé – se manifeste dans le succès mondial de ces petits gâteaux multicolores qui sont devenus parmi les incontournables des touristes à Paris.

On peut comparer certains gâteaux de pâtissiers aux chefs-d’œuvre qui sanctionnaient jadis l’excellence des Compagnons du devoir. On n’a plus besoin de rajouter La cerise sur le gâteau (signifiant ce qui est en plus, ce qui termine en beauté) puisqu’il est déjà chef-d’œuvre en soi, destiné à disparaître bien plus rapidement que ne l’a été sa conception et sa fabrication…Le plaisir a un prix !

 

R. Sirota, Gâteau d’anniversaire in Dictionnaire des cultures alimentaires (dir. JP. Poulain), PUF, 2012

 

Vous rêvez d’une pause déjeuner gourmande qui vous transporte loin de la routine ? Vous salivez devant les émissions de cuisine à la mode ? Enfilez le tablier d’un Top Chef, juste le temps de votre pause déjeuner !

Voici le récit de notre infiltration dans le cours l’En-Cas de L’atelier des Chefs de Penthièvre, à Paris.
Au programme : Aiguillettes de poulet et wok de légumes au chèvre, miel et graines de sésame. Un vrai délice dont nous n’avons fait qu’une bouchée !

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C’était aussi l’occasion de partager l’expérience d’un En-cas avec notre stagiaire graphiste, Louise, pour qui cette découverte était une grande première.

Aujourd’hui, il est difficile de croire que 30 minutes suffisent pour préparer un plat gourmand entre deux rendez-vous ou sur le temps d’une pause déjeuner. Et pourtant, cela est possible ! Nous l’avons testé montre en mains.
Nous avons donc mené l’enquête au cœur de ce cours de cuisine éclair, pas comme les autres.

Nous sommes arrivés dans l’atelier quelques minutes avant notre cours, avides d’apprendre des secrets de Chef et déjà la faim au ventre ! Dans les coulisses, Steven, notre Chef, a déjà préparé les ingrédients et enfilé son plus beau sourire pour nous accueillir.
C’est parti, top chrono ! Tout le monde retrousse ses manches sous l’œil expert du Chef et se met à l’œuvre en partageant les tâches avec une efficacité incroyable.

Astuces pour couper les légumes, escaloper des blancs de poulet, un condensé de techniques de Chef à reproduire chez soi, par la suite, devant nos fourneaux.

 

Il ne suffit que d’une bouchée pour que le verdict tombe. Cuisiner en 30 minutes un plat délicieux, à savourer en bonne compagnie, c’est tout à fait possible ! Se glisser dans un tablier de Top Chef entre deux rendez-vous, c’est à portée de tous !

 

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Louise était comblée ! …A tel point, qu’elle a remis le tablier de L’atelier des Chefs la semaine suivante pour un nouvel En-Cas ! Notre artiste graphiste aiguise désormais ses talents de petit Chef de l’En-cas.

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J’entends votre estomac grogner jusqu’ici. Le burger c’est bon et, en plus, c’est vraiment tendance, alors, pourquoi se priver !

Depuis quelques années, le burger a gagné ses lettres de noblesse jusque dans les restaurants étoilés. Retour sur un engouement qui ne dément pas.

C’est un plat qui s’adapte à toutes les idées, même les plus folles.
Revu en version végétarienne, il peut aussi être servi, dans de grands restaurants, sur le pouce, au pied des camions dans les rues des grandes villes. Le burger est même devenu le plat emblématique d’enseignes entièrement dédiées à ce sandwich américain qui commencent à essaimer un peu partout en France. Big Fernand, présent à Paris et à Lyon, en est le parfait exemple.

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Kristin Frederick a aussi fait ce pari en sillonnant la capitale française avec son Camion qui Fume.
On peut également citer l’original « Burger qui fume », servi sous cloche au Bar à Burger.

Mais, le burger se laisse également chouchouter par les plus grands. Le meilleur exemple est probablement le fameux « cheeseburger royal », composé de bœuf haché, foie gras, comté et légumes frais accompagné d’une sauce au porto. Il est signé Michel Roth, l’un des cuisiniers les plus décorés au monde… Dans les cuisines du chef le burger devient un met haut de gamme et raffiné.

Et, surfant sur la vague du burger raffiné, les Français sont devenus les deuxièmes plus gros consommateurs de burgers en Europe, derrière les Britanniques.

Alors, laissez-vous aller à votre imagination pour revisiter vos burgers !

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Bref, il n’y a pas que McDonalds dans la vie !
Mais, une question délicate demeure : peut-on encore le manger avec les mains ou faut-il utiliser un couteau et une fourchette ?

 

Nos adresses parisiennes

Le Comptoir de Brice,
Sous le Marché Couvert Saint Martin,

31-33 rue du Château d’Eau, 75010 Paris,

Le Bar à Burger (BAB  pour les intimes)
18, avenue Claude Vellefaux, 75010 Paris

Blend Hamburger,
44 rue d’Argout, 75002 Paris
et au 1, bd des Filles-du-Calvaire, 75003 Paris

Schwartz’s Deli,
7 avenue d’Eylau 75016 Paris
16 rue des Ecouffes 75004 Paris
22 avenue Niel 75017 Paris

Mettre son grain de sel signifie que quelqu’un interfère dans une conversation sans y être convié, en ajoutant sa propre réflexion.

Mettre son grain de sel

Le sel est un élément qui se trouve dans la nature, dans la terre (mines de chlorure de sodium) et dans la mer (par évaporation dans les marais salants). Il est devenu sans doute la marchandise la plus universelle car il est un élément biologique fondamental pour la vie de l’homme.

Très tôt l’homme a observé ses qualités de dessiccation qui permettaient de conserver les aliments lactés, carnés ou végétaux. Non seulement pouvoir stocker – pour en disposer ultérieurement – mais aussi faire voyager la nourriture, furent des étapes essentielles au développement de l’humanité. On connaît l’importance du saloir, équipement indispensable à cet effet et de la saumure dans les cuisines européennes et asiatiques.

Cet aspect incontournable du sel explique aussi que les États en aient souvent fait la base commode d’impôts généralisés. En France, la gabelle a constitué très tôt un prélèvement obligatoire : à certaines époques chaque individu devait acheter un montant de sel au Roi par l’intermédiaire du Fermier Général ; à d’autres, c’étaient les transactions elles-mêmes qui étaient taxées par les « gabelous ». Très impopulaire elle a été l’objet de nombreuses révoltes : la dernière conduira à la Révolution. Il faut aussi remarquer que du mot  sel  provient le mot salaire  qui pouvait être payé en sel.

 

Partout les vertus du sel sont associées au goût mais aussi à l’idée de purification (antiseptique) c’est pourquoi il a une dimension symbolique que l’on retrouve dans la parole Biblique : selon Saint Mathieu, Jésus s’adressant à ses disciples leur dit : vous êtes le sel de la terre… Cette expression servira plus tard à évoquer ce qui est éternel, mais aussi l’amitié, l’essentiel, la fidélité, l’intégrité… Le sel est donc un attribut du divin, il véhicule du sacré. D’ailleurs à Madagascar le même mot (fanasina) désigne le sel et le sacré. C’est pourquoi dans de nombreuses pratiques magiques on le répand pour neutraliser l’espace, pour préserver du mal, pour purifier. Renverser la salière peut porter malheur à moins que l’on ne s’en préserve en jetant trois fois du sel par-dessus son épaule !

 

Il est aussi l’un des éléments qui scelle l’une des valeurs la plus universelle : l’hospitalité. Le pain et le sel sont partagés par les hôtes concrétisant ainsi l’accueil offert et accepté dans de nombreuses cultures.

 

Aujourd’hui l’engouement pour les légumes à peine cuits pousse à les consommer à la croque au sel ; le marketing accompagnant toujours la mode, l’offre de sel se diversifie et l’on trouve du sel bleu d’Iran, rose de l’Himalaya, gris de Guérande…en fleur (de sel), fin ou en gros cristaux : de quoi satisfaire tous les goûts.

Le sel que l’on ajoute à la nourriture la rend moins fade et fait ressortir les saveurs ; d’où aussi, à propos d’une répartie, d’un commentaire, d’une conversation, l’expression ça ne manque pas de sel !

 

O. De Rudder, Aux petits oignons, Larousse 2006

 

Du bar à sieste, au bar à vue de la rue de Montreuil en passant par les bars à cils de Séphora, à rillettes, à choux, burgers, soupes et sushis, il est désormais possible de faire la tournée des bars sans boire une goutte… Si, je vous le jure !

Bon, il est certain qu’un petit verre de vin blanc vous accompagnera à merveille dans votre bar à huîtres… Mais, les bars à burgers, les bars à sushis et les bars à choux qui envahissent nos villes, sont passés bien au-delà de la traditionnelle définition du bar.

Qui dit bar, dit comptoir pour citadin pressé. Et oui, un comptoir, un produit qui deviendrait presque une petite obsession et beaucoup d’imagination, c’est tout ce qu’il faut pour voir fleurir les “bars à tout” dans la capitale.

Un plaisir à portée du budget et du temps, quelles que soient vos envies !
Vraiment plus d’excuse pour échapper à la tournée des bars !

  • Bar à fromages

    La Coopérative Laitière du Beaufortain, La Coop pour les intimes, est un nouveau concept de boutique réservé à tous les fans de fromage. On vient se délecter d’une assiette de fromages, accompagné d’un bon verre de vin, dans une salle voûtée aux pierres apparentes où les meules de Beaufort vous font même de l’oeil.
    Sinon, vous pouvez également rejoindre le Cercle Officiel des Filles à Fromages.

    Filles à fromages

    Coopérative Laitière du Beaufortain
    9, rue Corneille, 75006 Paris

    La Vache dans les vignes
    46 quai de Jemmapes, 75010 Paris

 

  • Bar à huîtres

    Le gobage d’huîtres serait-il un nouveau sport parisien ?
    Ce n’est pas la gourmandise préférée de tous mais, pourtant, les bars à huitres font fureur ! D’agréables souvenirs iodés et dégustations expertes d’huîtres et de vin blanc se confondent pendant ce petit voyage à la mer. Bon vent vers le grand large !

    Oyster bar, Dessirier
    9 place du maréchal Juin, 75017 paris

    Le Bar à huîtres, Garry Dorr
    – 69, av de Wagram, 75017 PARIS
    – 33, bd Beaumarchais, 75003 PARIS
    – 33, rue Saint-Jaques, 75005 PARIS
    – 112, bd de Montparnasse, 75014 PARIS

 

 

  •   Bar à choux

    Vous aimez les choux ? Vous n’êtes pas les seuls ! Petits et grands raffolent de ces petits choux à la crème auxquels on a du mal à résister (et pourquoi y resister d’ailleurs ?!). Alors, on voit éclore par-ci par-là des bars à choux , où l’on peut croquer voluptueusement dans un chou au café, chocolat, praliné, pistache, caramel et bien d’autres goûts originaux. La nouveauté est signée Ducasse et Michalak, avec le kiosque à choux, “Choux d’enfer by Michalak”. Gougères et choux sucrés sont au programme pour vous faire fondre de plaisir.

Odette
77 de la rue Galande, 75005

Choux d’enfer by Michalak
1 rue Jean Rey, 75015 Paris

  • Bar à rillettes

    L’ancien chef trois étoiles du Meurice est également le propriétaire de deux “Terroirs Parisiens”. Adepte du locavorisme et enfant de la banlieue parisienne, il propose dans ses “bars à rillettes” des variantes inédites de rillettes au poulet, au thon ou au saumon servies à partir de 18h30. Du jamais vu à Paris !
    A vos marques, prêts… Rillettes !

Terroir Parisien
20 rue Saint Victor 75005 Paris

Terroir Parisien – Palais Brongniart
28, Place de la Bourse, 75002 Paris

 

  •  Bar à soupes

    Le printemps arrive mais, la soupe est encore d’actualité pour réchauffer ses papilles et faire le plein de vitamines tout en velouté et en onctuosité. A la soupe !

Le Bar à Soupes
33 rue de Charonne, 75011

Soupi Frutti
1 rue Alexandre Parodi, 75010

Wanna Juice
65 rue Saint-André des arts, 75006

Zoé Bouillon
66 rue Rébéval, 75019

Soup & Juice
54 avenue Kleber, 75016

  •   Bar à tartines

    L’année dernière, la marque américaine de fromages Philadelphia s’est offert un « bar à tartines » à Paris, le temps de tartiner toute la capitale de douceur pendant quelques journées gourmandes.

Le roi de l’éclair, Christophe Adam, a également lancé son bar à tartine afin de présenter une nouvelle forme de « snacking » à Paris.

Adam’s, 21 Rue Danielle Casanova, 75001 Paris
 
  •    Bar à sushis

    Le bar à sushi est devenu un classique à Paris. Souvent appelé “bar” parce qu’on peut s’asseoir à un comptoir et choisir ses plats qui défilent ou assister à la préparation de nos assiettes qui prennent un petit air Tokyoïte.

    Le Concert de Cuisine, 14, rue Nélaton – 75015 Paris
    Comme des Poissons, 24, rue de la Tour – 75016 Paris
    Toyo, 17, rue Jules Chaplain – 75006 Paris

    Kiyomizu, 4, rue Saint-Philippe du Roule – 75008 Paris

 

  • Bar à Burgers

    Le Bar à Burger, BAB pour les intimes, surfe sur cette tendance en proposant des burgers aux garnitures originales et raffinées. Le vrai burger à l’élégance française, presque haute couture !
    Il y en a même un qui est un vrai petit bijou. Il arrive sous sa cloche en verre, et quand le serveur le dé-cloche, on hume : une pointe de paprika fumé au foin, des touches de truffe noire, un bouquet de carottes caramélisées… C’est la cérémonie du Burger qui fume.
    Mais, il ne faut pas non plus rater Le Ptit Veau Rossini avec son foie gras et sa confiture de figues ou Le Wasabi Burger. Bref, que des bonnes choses dans l’univers du burger !

    Le Bar à Burger ( BAB ), 18, avenue Claude Vellefaux, 75010 Paris

 

  • Bar à raviolis

Dans la suite de cette tendance, on note aussi l’arrivée de Mandoo Bar, un bar à raviolis, au prix tout riquiqui ! Il s’agit du célèbre ravioli coréen, jolies demi-lunes fumantes baignant dans une coupelle de sauce soja et huile de sésame.

Mandoo Bar, 7 rue d’Edimbourg, 75007 Paris

Vous adorez cuisiner ? Vous rêvez devant ces professionnels qui imaginent les associations les plus folles ? Oui, mais, parfois, leur vocabulaire vous échappe… Et pour cause : à grands coups de clarifications, ils appertisent, chemisent et fraisent. Voici donc un lexique non-exhaustif des expressions culinaires les plus méconnues.

Amateurs amoureux de la cuisine, ces verbes de la langue française, n’auront plus de secrets pour vous !

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Agglomérer (sans pétrir) : Oui, bien sûr, ce verbe vous évoque de vagues souvenirs … Souvenez-vous, c’est quand vous mélanger les ingrédients d’une pâte du bout des doigts pour que la pâte garde son élasticité et sa forme sans rétrécir à la cuisson… Mais, si, vous le faites régulièrement lorsque vous réalisez un crumble !

Appertiser : Ce terme vous semble presque chirurgical et, c’est vrai, il s’agit de stérilisation et de conserve… Mais, la réalité est plutôt simple puisque c’est simplement le fait de conserver un aliment ou une préparation dans un bocal hermétiquement fermé après stérilisation.

Apprêter : Celui-ci est plutôt facile. Mais si, quand vous préparer un ingrédient, vous l’épluchez, vous le parez, l’assaisonnez, le ficelez, donc, vous l’apprêtez !!

Araser : Encore un geste que vous réalisez pourtant tous les jours… Et oui, quand vous coupez à ras un légume avant de l’éplucher. Vous vous souvenez de vos carottes hier soir?

Botteler : Quand je vous dis “botteler”, vous pensez toute suite à une botte? Quelle perspicacité ! Il s’agit bien de lier et d’assembler en bottes !

Boucaner : Cette technique a un petit goût tropical puisqu’il s’agit d’une méthode de cuisson utilisée dans les Antilles. Une viande ou un poisson « boucané » est préparée dans une saumure ou marinade et ensuite cuite dans la fumée de bois à l’étouffée.

Débrider : Rien de plus simple, il s’agit juste d’enlever, après cuisson, les fils qui enserrent votre rôti ou volaille par exemple. Alors, lâchez-vous et ne vous laissez plus brider !

Décanter : Pas de panique, cette définition est, une fois de plus, bien plus simple qu’il n’y parait. Il s’agit simplement de transvaser délicatement un liquide d’un récipient à un autre de façon à ce que son dépôt reste au fond du premier. Alors, vous décantez ?

Ecaler : Vous aimez les œufs durs ?  Alors, préparez-vous à écaler pour retirer la coquille de vos œufs durs !

Echauder : On retire souvent la peau des tomates. Et pour se faire, rien de mieux que d’échauder ! C’est pas si difficile, il vous faut simplement tremper l’aliment dans de l’eau bouillante pour en retirer facilement la peau. Un jeu d’enfant !

Fraiser : Et oui, un vrai geste de chef que vous aussi vous pourrez maîtriser en travaillant la pâte, à plat, avec la paume de la main, afin de la rendre homogène et très souple.

Larder : On sait tous qu’une volaille peut parfois être un peu sèche. Rien de mieux dans ce cas que de piquer la viande ou un poisson de bâtonnets de lard pour éviter le desséchement des chairs en cuisson. Une astuce de chef qui ravira vos papilles !

Limoner : Et oui, en cuisine aussi il faut parfois faire du nettoyage pour éliminer sous un filet d’eau froide les parties sanguinolentes et les peaux de certains produits alimentaires (abats, viandes, poissons).

Tourer : Qui n’aime pas un bon croissant au beurre ? Oui, mais pour cela, il faut maîtriser la fameuse pâte feuilletée. Le secret se trouvent dans les tours qui permettent sa réalisation.

Vanner : Voici bien un geste essentiel. Il s’agit en effet de remuer une crème ou une sauce en train de refroidir afin d’éviter la formation d’une peau en surface et de grumeaux.

Ces gestes, vous les accomplissez tous les jours en cuisine. Alors, tourez, vannez, fraisez et appertisez ! Vous êtes désormais un chef jusqu’au bout des doigts et du vocabulaire !

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